

Mémoire de corps
S’exprimant essentiellement dans de grands formats, Michel Carlin remet obstinément en cause son unique propos, la peinture ; d’esquisse en esquisse, fragments perpétuels d’un corps à corps violent et tendre avec la matière, qu’elle soit peinture, terre, musique jazz ; corps à corps à vie à mort avec la matière charnelle en bagarres de couleurs sourdes et calcinées, échos directs de l’actualité, osmose totale avec un tragique qu’il a fallu vivre un jour pour que tout événement puisse s’accorder à ce point à l’œuvre en cours.
Anne-Marie VILLERI